Cédric, foil addict… et pas qu’un peu!

Un témoignage aussi long que passionné est arrivé il y a peu dans la boîte mail du blog avec ce retour sur des débuts euphorisants en kitefoil pour Cédric. Rider cascadeur surmotivé depuis un paquet d’années principalement sur les spots des P.O., il est également connu pour mettre un point d’honneur à appliquer sa devise: « t’es surtoilé en 7? Parfait, ça devrait envoyer du lourd en 10 ».

« Bonjour à tous,

Je fais du kite depuis 2004 et je pratique le surf depuis 2012 avec de très bons copains. Je ne me suis mis au foil pour ainsi dire dans ma tête il y a 10 jours et me suis en fait décidé après avoir vu toutes les vidéos avec pour objectif de parvenir à voler coûte que coûte avant l’hiver. 

J’ai un peu dépensé sans compter et ai acheté un foil Ketos avec une aile avant Easy sur un mat de 90cm. Chinook m’a prêté un mat de 50cm pour débuter dont je ne me suis finalement pas du tout servi. On habite dans les Pyrénées Orientales, une région arrosée par la tram’, vent irrégulier par définition, et il ne m’aura fallu attendre que 7 jours avant d’avoir WindGuru qui me confirme un petit Nord-Ouest qui comme à son habitude va osciller entre 12 et 25 nœuds. Je viens ainsi de me faire 3 après-midis et autant vous dire que même derrière mon clavier, j’ai du mal à redescendre tellement je kiffe! Je me suis bien paluché sur les tutoriels dispos sur le net avant de me mettre à l’eau mais je n’avais aucune expérience en foil, hormis une traction derrière un bateau pendant une quinzaine de minutes qui m’aura seulement permis de comprendre le gabarit de l’engin et qu’il faut effectivement faire attention quand on chute. 

Jour 1: au programme, navigation à plat et respect des consignes de sécurité: ne pas s’agiter sous l’eau à côté du flotteur, se laisser éjecter loin derrière ou devant la planche. Au bout d’une bonne heure, je navigue à plat et il m’arrive de monter sans rien demander. Au bout de 2h, je me demande comme beaucoup de monde si c’est une bonne idée d’investir autant d’argent dans cet engin ingrat. Mais je suis motivé, je navigue à plat certes mais il ne m’aura pas fallu longtemps pour avoir envie de sortir de l’eau… et là… la GROSSE remise en question. Des chutes à n’en plus finir, oui on monte facilement mais comment stabiliser un truc pareil?! Pause puis reprise, ça a l’air quand même fun ce truc. Après quelques essais, je décide de me mettre quasiment accroupi le cul en arrière pour tenter de trouver un pseudo équilibre sur l’avant et…. MIRACLE! Voila que je fais 10m au dessus de l’eau. Les chutes sont violentes mais les premières sensations sont là. Putain que ça a l’air bon ce truc! Pause encore, je réfléchis et je me remémore l’exercice fait la veille sur un rondin de bois avec une planche où je tentais de garder l’équilibre en mettant 80% de la planche sur mon pied arrière et 20% sur le pied avant. Cela n’a l’air de rien, mais c’est pas si facile!

Je me remet à l’eau et là… magique… je parviens à maintenir une pseudo position sans doute horrible, je suis en 8m² et y’a trop de vent, mais bon sang ça tient! Je vole! Vous êtes dubitatif? Moi aussi! Cela ne dure pas longtemps mais je vole vraiment et sur au moins 100m. Je touche souvent, j’ai dû prendre 50 boites (j’ai la quarantaine passée et fais dans les 80g) mais alors la sensation de vol est magique avec en plus le bruit des lignes en étant au dessus de l’eau! Mais comment que c’est trop bon ça !?! Epuisé après 3/4h de lutte, je repars heureux et fermement décidé à revenir le lendemain.

cedric

Jour 2: je prends ma femme à témoin (faut pas déconner, les copains ne me croiront jamais), mais avec l’appréhension de ne pas savoir renouveler la sensation de vol. 2 boites plus tard, ça redécolle!  Et c’est pas très stable nom de diou mais bon sang si vous me lisez jusqu’ici, arrêtez tout, prenez votre solde de tout compte et allez acheter un foil de suite! C’est la révolution! Non mais alors quel pied! On m’avait prévenu que cela pouvait être un brin addictif, mais pas à ce point! Une pause et je retourne avec la bienveillance de ma femme qui filme avec l’iPhone quelques chutes bien corsées. Cette fois j’essaye (on n’est jamais trop fou) de changer de sens avec transition. Bon, évidemment on fait de superbes chutes, mais tout de même je comprends bien le principe et je fais au moins le virage en volant, mais je repars… sans le foil et en chutant lourdement. Pensez au gilet, je déteste ça mais alors c’est bien appréciable après des gamelles auxquelles vous n’êtes plus habitué. Le jour 2 se termine après 2h seulement cause enfants qui aiment bien voir papa faire le pitre mais c’est pas tout ça, on est en octobre et il fait pas très chaud. Je croise avant de repartir Arnaud (de chez Chinook donc) qui avec son vélo se prépare à faire un retour à Leucate avec vent de face. Il me confirme qu’en windfoil aussi, c’est passablement un sacré plaisir de pouvoir voler. 

Jour 3: le même que celui où j’écris ces lignes. Je suis en 6m² cette fois, avec un vent très irrégulier. Mais dès le premier essai, paf! Je m’envole, oulalala le gros kiff, et je me redresse, je stabilise, j’arrive à changer ma hauteur par rapport au plan d’eau (plat sur le spot sur lequel je m’exerce) et hop je recommence à essayer la transition… Thierry, un vieux (désolé mec, on vieillit tous) copain à qui je dois ma progression dans les kiteloops-backloops il y a quelques années de cela, me conseille de réduire la hauteur de vol pendant la phase de virage. Cela ne marche pas d’un côté mais ça y est, un beau downloop au dessus de l’eau et je parviens à faire ma transition sur mon pied gauche et garder une position en switch au dessus de l’eau, pour revenir après quoi à la position normale de l’autre coté du plan d’eau. Vos cuisses vont prendre cher, tous vos muscles redécouvrent un sport! Mais vraiment c’est fabuleux. Bref, ce jour 3 était ma meilleure session et j’espère bien pouvoir recommencer aussi vite que possible. Prochaine étape: transition dans l’autre sens et voir comment je vais me gaufrer en essayant de changer de pied.

Mes conseils pour conclure: pour commencer, équipez vous d’un matos adapté et facile d’accès. Oubliez les races et consorts, quitte à réinvestir plus tard. Suivez les conseils de votre shop préféré et n’hésitez pas à écouter des amis qui pratiquent et qui ont un niveau équivalent au vôtre. Si jamais vous vous demandez si le foil ça vaut le coup, mettez y vous à fond, sans vous poser trop de questions, et attendez d’avoir vos premiers vols avant d’en tirer des conclusions. J’aimais le kitesurf. Le foil va être pour un long moment ma nouvelle drogue 🙂  A bientôt !  » Cédric

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